La pratique du ‘ Xigsiisan' ou Sororat c’est une pratique qui permet à un veuf de se remarier avec la sœur de sa défunte épouse.
Lorsque un homme perde son épouse ( xaas, afo, marwo) il était d’usage que la famille de la défunte lui offre la sœur de cette dernière ' walaasheeda '.
La raison invoquée était qu’il fallait que quelqu’un continue de s’occuper des enfants : et cette nouvelle épouse, en sa qualité de ‘ habaryar = petite-mère ' était la mieux placé pour les aimer à la différence d’une nouvelle épouse venue de l’extérieur.
Cependant dans le cas ou la défunte était fille unique, le choix du ‘ xigsiisan ‘ se portait sur une parente proche telle que des cousines ‘ ilmo-adeer ‘.
Nous assistons donc au même scénario que pour la pratique du ‘dumaal’ : la fille choisie n’a aucune voix aux chapitre , car s’il y avait refus - alors que cela était possible - ce refus suffisait à couper tous les liens que le précédent mariage avait réussi à forger ; et dans des cas extrêmes, la famille de la défunte devait rendre tous les biens ‘ yarad ‘ reçus lors de ce premier mariage. Ce qui faisait de cette pratique , une étape incontournable, lors du décès d’une épouse.
Il est coutumier de dire ‘ xigsiisan xulasho ma laha’ = le xigsiisan ne permet pas de choisir : ce qui indique l’absence de choix pour celle qui est tirée au sort pour être sacrifiée sur l’autel de traditions obscures.
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