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Un
peu de géographie.....
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La
position stratégique de la
Somalie
sur l'Océan Indien, avec ses
3000 Km de côte de sable blanche,
de falaises et des eaux de couleur turquoise,
de récifs de corail et au large,
un chapelet d'îles appelées
les "îles Bajouni":
fait qu'elle a toujors fasciné
les voyageurs et les explorateurs. (
en savoir +)
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Le
Climat
'Xilliga soomaaliyeed'
( ce mot 'xilli'
peut : soit indiquer le temps, soit une période
donnée, soit une saison ou un type de climat..).
Ce Xilli est un
important facteur dans l'équation de la sécurité
alimentaire du pays. Car les deux productions typiques
du pays : l'élevage et l'agriculture sont influencé
par les pluies plus ou moins abondantes du Gù
et du Xagaa.
Ce climat est aride ou semi-aride : les zone dont
la pluviométrie est satisfaisante sont celles
des régions du Shabelle
et du Juba. Quant
aux périodes de sécheresse, plus ou
moins longues, elles émaillent la vie somalienne
: une saison dont la sécheresse est plus ou
moins éprouvante advient tous les 4 ou 5 ans
et une dont l'empreinte entre dans l'histoire, telle
celle de 'daba dheer'
(daba=queue;
dheer
= longue ), toutes les
8 ou 10 ans.
Il y a donc quatre saisons, dont une le 'Gù'
est utilisé, non seulement pour marquer une
saisons, mais aussi pour comptabiliser tout type d'anniversaire
: qu'il s'agisse d'une date de naissance, ou d'un
événement exceptionnel; guerre, ou déplacement
hors de commun. De quelqu'un âgés de
deux ans on dira qu'il a 'laba
Gù' etc.
Les
quatre saisons qui battent la mésure.
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Gù
:
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avril/mai/juin/juillet
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Cette
saison du Gù
est la plus bénie, dû son choix
: c'est la saison des pluies - bienfaiteurs
ou dévastateurs- mais toujours revitalisantes
: La nature renaît, les pâturages
reverdissent, les troupeaux s'épanouissent,
et regorgent de lait et de viande. C'est la
saison des rencontres, des liaisons, des danses
et des 'shukaansi'
fiançailles ou flirts. C'est
la saison ou la vie prend le temps de s'implanter,
et de ce fait la plus florissante.
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Xagaa
:
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juillet/août/sept/octobre
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La
saison suivante est celle du Xagaa.
Bien qu'elle soit une sorte de saison de sécheresse
et de chaleur, elle est aussi caractérisée
par une pluie fine et froide appelée
'xagaay'; une sorte de rideau de
pluie 'roob'
qui ne se lève jamais sur les régions
du sud, alors que le Nord est lui victime d'une
chaleur sèche et étouffante :
Certains voyageurs venus de Bosaso racontent
que durant cette saison pour avoir un peu d'air
respirable, il fallait rouler vite en voiture,
vitres grand ouvertes, avec des serviettes humides
sur la tête.
Quant aux régions côtières
: elles sont soumises à l'influence plus
ou moins handicapante des vents du mousson*.
*La
mousson est un ensemble de vents périodiques
caractéristiques de l'océan indien
et de l'Asie du sud. Du mot arabe
'mawsim'
cela
caractérise plus précisément
la saison de navigation dans l'océan
indien : je me demande dans quelle mesure ce
mot se rapproche du mot somalien 'khamsiin'
qui a aussi un lien avec les vents fou du mousson.
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Deyr
:
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oct/nov/déc/janvier
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On
peut dire de cette saison, que c'est une saison
charnière importante pour la récolte
dans le sud, c'est pour cette raison que ses
pluies sont très importantes, faute de
quoi la famine guette: parce que la saison suivante
est celle du Jilaal,
la saison sèche. Entre octobre et novembre,
et à l'exception de la Vallée
du Juba, tout le reste des régions agricoles
du centre et du sud de la Somalie sont irrégulièrement
touchés par les pluies de cette saison.
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Jilaal
:
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janvier/février/mars/avril
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Durant
la longue saison sèche du Jilaal,
la vie est en stase : l'élevage, les
campements sont centrés autour des
puits d'eau permanents (ceel).
Le
réapprovisionnement des nappes phréatiques
étant tributaire de la saison précédente
du Deyr
: les puits se remplissent plus ou moins bien;
les pâturages deviennent plus rares
et plus lointains; cette saison prend fin
avec l'arrivée des pluies du Gù
qui marque le retour à la vie.
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aaa
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La
mémoire de l'homme et
l'utilisation des résines
de myrrhe et d'oliban se confondent.
Ces résines précieuses
et prisées sont issues
des régions de production
situées dans le sud de
la péninsule arabique
(actuel Yemen et Oman) et dans
la pointe du Corne de l'Afrique
(actuelle Somalie), et ont fait
l'objet d'un commerce florissant
et dynamique. Une des références
les plus anciennes concerne
l'Egypte et le commerce de la
myrrhe avec le pays de Punt
(actuelle Somalie), plus de
15 siècles avant JC.
Gros consommateurs de myrrhe,
élément essentiel
pour embaumer les morts, les
Egyptiens ont été
à l'origine du commerce
de l'encens..
"Car
dans ces contrées pousse
l'arbre à encens qui
incita autrefois les marchands
à établir l'ancienne
'Route du commerce de l'encens'-
Bien
qu'on n'ait pas pu situer avec
précision l'emplacement
géographique du
pays de Pount et qu'il
reste un mystère pour
les égyptologues d'aujourd'hui,
une théorie le placerait
en Somalie.
La reine
Hatschepsout envoya une
grande expédition relatée
en 1493
a.c. et commandée
par Nehasi vers le Pount dans
un but commercial. A cette époque
le pharaon
Thoutmosis III étant
trop jeune pour régner,
c'est Hatshepsout,
demi-soeur et grande épouse
de Thoutmosis
II qui assurera la régence
avant de se faire couronner
pharaon. L'un des faits les
plus marquant de son regne est
l'expédition au pays
de Pount relatée par
le bas-relief de son remarquable
temple funéraire de Dair
el Bahari.
Nehasi,
envoyé de la reine Hatschepsout
ramena de ces contrées,
des arbres à encens qui
furent replantés sur
les terrasses du temple funéraire
de la reine à Deir el-Bahari,
où il fallut creuser
le roc pour leur aménager
des fosses de terre végétale.
Des
entreprise ce ce genre avaient
déjà été
organisées à plusieurs
reprises dés l'ancien
Empire. Les Phéniciens
quant à eux, établirent
un comptoire à Zeila
et Berbera,à partir du
Xéme siécle a.c.
.
( lire
la suite )
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