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SUBLIME SOMALIE
  " "Saan, saan ku gud; saxan, saxan ku gud ".
Les influences

La somalie était à l'origine un pays de nomades, habitué au régime de lait et de viande. Cependant du fait de l'influence de la culture indo-arabe, asiatique, et inévitablement africaine, une tradition culinaire variée s'est de ce fait développé à l'intérieur des villes.

Il existe même une communauté d'origine yéménite, pakistanaise, et Indiennes qui résident et sont intégré à la société somalienne: ils ont même tout un quartier appelé : 'village carab' ou Shibis; ainsi qu'un cinéma appelé 'shineema Hadramuth' en souvenir de la région du même nom.
Est-ce que l'un des anciens se souvient-il d'une des caractéristiques de ce cinéma? Ou si vous voulez, pourquoi choisissait-on les places au balcon, plutôt que les places en bas?

De ces faits dans ce pays de dévotion, l'ensemble des habitudes alimentaires obéit donc à la stricte prescription traditionnelle du Halal et du Haram: cependant cette opposition Halal /Haram n'a pas cours à l'intérieur du pays ou tout est licite; c'est dans la diaspora qu'elle se pose désormais.

Moudre ses propres épices

Les épices rôties et moulues dégagent une saveur plus riche. En fin de cuisson ces saveurs s’amplifient et sont longues en bouche. Achetez donc vos épices entières dans une épicerie indienne ou asiatique et faites-les rôtir dans une poêle chaude et sèche, puis passez-les au mortier.

Soor

Comment déguster ce plat emblématique?

Ce plat se prête à tout. on peut jouer avec les ingrédients, sucré ou salé, pimenté ou pas, le rouler en boule, le farcir, le frire etc., on peut jouer sur sa présentation : blanc et neutre avec un peu de lait fermenté ou pas, safrané, frits ou enrobé ou enrobant du fromage ou autre mets; il peut être d'une consistance mou, ou rebondir sur le plan comme un élastique; ou pratiquement liquide servi avec un peu de miel et du lait pour les plus petits ou les plus âgés.
Cependant il est habituel de verser la préparation dans un plat centrale puisque la nourriture était consommée ensemble, avec du lait fermenté froid lorsque le 'soor' est servi chaud, et vice versa du lait chaud avec du 'soor' froid. En plat individuel, on fait un trou dans un coin et on le remplit à fur et mesure de 'maraq' = sauce, ou tout autre accompagnement.

 
SOOR

Comment accommoder les restes du 'soor' ?

-Les restes du 'soor' peuvent être récupérer : il suffit de les réduire en morceaux, les remettre dans une casserole avec un peu de lait et porter à ébullition, mélanger jusqu'à ce que l'ensemble soit homogène.

 
 
 
 

 

 

' SOOR'

S'il fallait un jour choisir un plat pour fédérer l'ensemble des pays de l'Afrique de l'Est, du Sud et de l'Ouest: de Djibouti en passant par la Somalie; du Kenya en passant par le Zimbabwe, de l'Afrique du Sud en passant en Afrique de l'Ouest : ce plat serait celui que l'on nomme :

En Afrique
'soor' en Somalie
'pap' ou 'mealie-meal' en Afrique du Sud
'umngqusho' chez les Bantu
'Ogi, Akamu, Eba' ainsi que 'Garri ou Gari' pour les Yoruba au Nigeria
'ugali' partout où le Swalihi scande si bien la vie
'nshima' en Zambia et Malawi
'fufu' en Afrique de l'Ouest
'tô' au Mali
'sadza' au Zimbabwe
'banku' en Afrique de l'Ouest
En Occident
'grits' en Amérique
'funchi' aux Caraïbes
'polenta' en Italie
'mamaliga' en Roumanie
'kachamak' en Bulgarie


L'influence de ce plat ne s'arrête nullement en Afrique, il part coloniser l'Amérique sous le nom de 'grits', en Italie il répond au doux nom de 'polenta', il devient 'mamaliga et kachamak' en Romania et en Bulgarie : il traverse encore les Océans et le voilà aux Caraïbes sous le nom de 'funchi' : alors qu'attendons-nous pour le nommer membre permanent des Nations Unis?


Fait avec de la farine de maïs ou du sorgho comme en Somalie, ce plat peut aussi se préparer avec de la farine du cassave, ou avec du mil. La caractéristique de ce plat est qu'il n'a pas de goût lui-même, et c'est ce qui le rend idéal pour les accompagnements.

Plat économique donc accessible à tous, il peut, selon les moyens, s'accommoder avec un peu de lait fermenté sucré ou pas, ou avec des légumes, ou lorsque cela est possible le voir se transformer jusqu'à prendre des couleurs festives.
La préparation traditionnelle de la farine de maïs ou de sorgho était jadis assez compliqué, et vous trouverez des explication dans la page des 'us et coutumes'; cependant aujourd'hui on trouve partout le produit tout prêt.

Au moment de la cuisson le rapport farine et eau, bien qu'indiqué, est souvent laissé à l'appréciation du résultat désiré : mais la règle est : une part de farine pour trois part d'eau.

Préparation du plat :-
De des diverses façons de préparer ce plat, la première permet d'éviter la formation de grumeaux : -

I
Ingrédients: pour environ 4 personnes :
1 litre d'eau et de lait mélange ou (dans la proportion de ¾ de lait et ¼ d'eau)
60 g de subag sixin
sel
500mg de farine de maïs, de sorgho ou de mil

-porter à ébullition ¾ du mélange eau/lait, ajouter le beurre et le sel;
-mettre moitié de la farine dans un bol et ajouter le dernier quart du mélange eau/lait, délayer le tout avec une cuillère en bois, jusqu'à obtention d'un mélange lisse et épais, réserver;
-verser ce mélange dans l'eau bouillante et mélanger fermement pendant quelques minutes, amener à ébullition en ajoutant lentement le reste de la farine, jusqu'à obtention d'une pâte ferme et sèche : à ce stade un effort considérable est requis, et à partir d'ici on peut moduler la consistance de la pâte par la quantité de farine ou de l'eau;
- le mélange doit se détacher des parois de la casserole;
- servir avec l'accompagnement souhaité;

II

Cette variante nécessite un certain talent afin de ne pas se laisser surprendre par la prise du mélange :

Pour environ 400g de farine de maïs, porter à ébullition 250ml d'eau salée, et sans éteindre le feu, verser en pluie la farine, tout en la travaillant avec une cuillère en bois assez longue, jusqu'à obtenir un mélange compact et sec, gare aux grumeaux : cela devrait prendre environ 5 à 10 min

-servir immédiatement avec l'accompagnement choisi : légumes, caano garoor, ou autre…

-ou reverser le tout sur un plan en bois et laisser refroidir, couper en morceaux et les frire dans du 'subag sixin' et un peu d'huile;

(à noter que les Italiens nous ont laissé un autre héritage : c'est la polenta frite avec de la sauce bolognaise saupoudré de parmesan et passée quelques minutes au four sous le grill : un vrai délice).

III
Sur la base de cet héritage italien, voici une variante de ce plat traditionnel, préparé avec du 'soor' de farine de maïs : veiller à ce que la pâte demeure tendre et souple :
-une fois le 'soor' cuit, en verser un peu dans un plat à four beurré ;
-alterner donc des étages de 'soor' couverts de sauce avec viande ou légumes et ainsi de suite ;(pour ma part, j'ai toujours de la sauce pour spaghetti en réserve);
-saupoudrer de fromage râpé;
-arroser et parfumer avec du 'subag sixin', et mettre au four à gratiner:
-le découper et servir avec une belle salade.

IV

L'autre recette, un peu plus compliquée, a été ramenée de Giamame par ma mère : c'est un régal pour les yeux et une fête pour l'odorat et le goût, une explosion de saveurs.
Bien que je connaisse le déroulement de la préparation, néanmoins je suis dans l'impossibilité de fournir l'exacte quantité pour les ingrédients : ma mère n'a jamais utilisé ni de mesure ni de poids, tous les ingrédients passaient par sa main droite et étaient ainsi validés ou pas, je ferais cependant l'impossible pour vous transmettre cette recette.

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Canjeero

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La préparation du plat traditionnel appelé 'canjeero' qui n'est que la forme fermentée du 'loxoox' du petit déjeuner, la farine de maïs est mélangée à de l'eau tiède ou si on est expérimenté presque de l'eau bouillante ; avec un morceau de levure de la précédente préparation 'qamiir' et selon la force de la levure, la pâte prend et lève durant un temps plus ou moins long.
Cependant des histoires courent au sujet de la prédisposition ou pas à réaliser des 'canjeero' réussi avec de myriades des yeux ou à la rater : certains personnes sembleraient avoir une plus grande capacité à faire lever toute pâte récalcitrante, et parmi eux un nombre assez réduit réussissent eux, à faire lever l'appareil sans même utiliser de présure ; incroyable n'est pas, et pourtant il y a en Europe même une des ces rares créatures, je n'en dirai pas plus.

Ensuite la cuisson a lieu sur les 'birtaawad' une poêle en fer plate, d'habitue le fond du verre ou de la louche servent à étaler adroitement la mixture ; on couvre et on laisse lever par la vapeur, des milliers de bulles s'ouvrent , ce qui donne à la pâte sa consistance spongieuse, alors que la partie touchant la poêle reste elle plate, le 'canjeero' est prête.

Une fois prêtes, elles sont empilées face à face et entouré du linge humide. On en prépare suffisamment à l'avance; cependant pour ceux qui auraient du mal à la préparer, il suffit d'en acheter auprès de certaines ménagères qui se sont spécialisé dans la préparation presque industrielle de ce plat .

Ce met est commun à presque toute l'Afrique de l'Est : elle a toujours fait partie de l 'alimentation somalienne, de par son coût, trés économique, sa capacite de conservation, il arrive que l'on en prepare beaucoup pour des longs voyages, son transport est facile et il suffit de les mouiller et de les réchauffer.

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Canjeero - la recette de KFX

 

 

 

 

 

 

 

 
 


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