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Fadhi soomaali' ou
salon somalien ; c'est le plan du lieu dans lequel vous
allez évoluer durant tout le repas, c'est à
dire au niveau de la terre, dû la nécessité
de revêtir de vêtement ample pour pouvoir
croiser les jambes : il est de ce fait coutumier d'offrir
aux invités étrangers des 'hoosgunti'
un paréo cousu , qui se noue à
la taille et qui déscend jusqu'au mollet ; et des
'dirac' du sari en
coton suisse de remplacement aux femmes invitées
qui aident à la maison...(la
suite sur cette page)
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Quelques
conseils en matière d'accueil
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1)-Si
jamais vous avez la 'chance' d'être invité
à un repas de fête somalienne, assurez-vous
d'être en état d'affronter l'abondance
des mets qui vous attendent; cependant à mon
humble avis, quoique vous fassiez, la valse des plats
continuera, et le mot 'non' étant inconnu au
bataillon, vous serez dans l'obligation d'accepter tout
plat présenté; et si en plus vous étés
un membre de la famille en visite, on vous inflige la
pénalité d'un plat doublement rempli.
Certains jours me reviennent de vague souvenirs d'une
valse d'immenses verres débordants de lait que
notre grand-mère nous obligeait à boire,
et dans mon pire cauchemar ce verre ne désemplissait
jamais.
2)- tout repas est suivi
d'un service de thé et de douceurs : si vous
n'êtes pas un grand buveur de thé, sirotez
votre thé doucement afin de ne pas être
resservir ; quant aux douceurs, doolsho
ou halwa 'xalwo'
très sucré, après le repas principal
et après avoir épuisé toutes les
excuses acceptables, si vous n'en pouvez plus, à
mon humble la seule possibilité c'est celle d'invoquer
un problème de santé, telle que le 'une
allergie' par exemple qui vous empêcherait de
consommer du sucre; un petit mensonge moralement défendable.
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1.
Eid-al-Fitr = fête
qui marque la fin du Ramadan
2.
La deuxième fête est celle du Eid-al-Adha
qui célébre le prophéte Abraham
et son geste de sacrifier son fis; et c'est à
cette époque que les musulmans donnent en sacrifice
des animaux pour nourrir les pauvre et les nécéssiteux
.
3.
fête de l'indépendence du 1 er Juillet
4.
d'autres jours festifs ont lieu en l'honneur ou la commémoration
de grands chefs spirituals: il est à noter que
nombres des
somaliens font partie
de confréries suufi.
(la
suite bientôt)
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L'ART
DE RECEVOIR SOUS LES SENTEURS DE CANNELLE
Le soleil se lève et 'Xamar
cadde' s'éveille à l'appel du muezzin
: une journée vient de commencer avec toute sa cohorte
de rituels - : -
En règle générale l'esprit du fonctionnement
de la société somali en matière d'accueil
est résume dans ce dicton du sud qui dit :

1. 'SAAN SAAN KU GUD, SAXAN SAXAN
KU GUD' :
Ce dicton résume à lui seul les obligations de chacun
de nous envers la société :
le mot 'saan'
signifie 'empreinte' donc 'saan
saan ku gud' donne 'rend une empreinte pour une empreinte'=
rendre toute visite reçue ;
le mot 'saxan' signifie 'plat'
donc 'saxan saxan ku gud'
donne ' rend un plat pour un plat' = rendre toute invitation.

2.Le terme 'Hoodi - Hoodi'
semble venir du swahili et avoir perdu en route le 'jambo'.
C'est un mot qu'on fait résonner tout en frappant à
la porte d'entrée ; la réponse de votre hôte
sera 'hoodeen' c'est la permission
d'entrer et c'est seulement à ce moment là que l'on
franchit le seuil et pas avant.
( xamar cadde = xamar
'la blanche' = nom somalien
de la ville de mogadisho= )

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Le
rituel du repas
' Fadhi soomaali' ou salon
somalien ; c'est le plan du lieu dans lequel vous allez
évoluer durant tout le repas, c'est à dire
au niveau de la terre, dû la nécessité
de revêtir de vêtement ample pour pouvoir croiser
les jambes : il est de ce fait coutumier d'offrir aux invités
étrangers des 'hoosgunti'
un paréo cousu , qui se noue à
la taille et qui déscend jusqu'au mollet ; et des
'dirac' du sari en coton
suisse de remplacement aux femmes invitées qui aident
à la maison.
En somalie le repas débute
par le même rituel que dans tous pays musulmans, l'ablution
des mains, avec un récipient (
jelmed) plein d'eau , et se terminent avec un'autre
( jelmed) pleine d'eau
savonneuse parfumée et des serviettes .
Ensuite le maître de maison prononce "
Bismillah ", louange à Dieu pour
le remercier pour la nourriture et à la fin du repas,
il le conclue par" Al Hamdu
Lillah " (littéralement 'Merci Dieu').
La plus grand parties des plats
sont mangés avec les mains, avec quatre doigts de
la main droite, la main gauche étant considérée
comme impure. C'est tout un art que de prendre une poignée
de riz et de la rouler avec les doigts d'une seule main.
Ou, lorsque le plat comporte de la sauce, de manger avec
l'aide des 'canjeero ou muufo'
sorte de pains.
Lorsque le repas est servi en plat unique, il arrive dans
un 'mansaf' ou 'xeero'
sorte de grand plat avec par exemple le riz en dôme
au sommet et au centre du quel est disposé la viande
et la sauce, ainsi que les légumes ; chacun attaque
la base du dôme en face de lui, en évitant
de déborder sur les côtés.
Tout autour du plat, de petites soucoupes en divers matériaux
contiennent les condiments qui viendront parfumer le plat
et en rehausser le goût.
A la fin du repas, point n'est
besoin de changer des lieux 'pour
passer au salon par exemple', c'est le lieu qui
se change en salon : un léger parfum pour homme ou
pour femme est mis à la disposition des invités,
les brûle parfums 'idin'
s'invitent et les volutes de sandal et de bendjoin enchantent
les invités, les coussins se multiplient, l'air se
détend, et une certaine torpeur envahit les convives,
jusqu'au service du café ou du thé 'shaah
iyo khaxwo' avec ses douceurs; pour atteindre
son apogée à la séance de khat
qui elle va se prolonger jusqu'au petit jour : moments bénis
pour les convives qui se mettent alors à déconstruire
ou à reconstruire le monde à défaut
de pouvoir le faire véritablement; c'est la station
que j'appelle 'se perdre dans le brumes
du khat'; sans oublier
le "maître des cérémonies"
qui préside à toutes les réunions:
je veux parler de la musique ,
car voyez-vous il y a un lien impossible à décrire
qui unit le somalien à sa musique: un châpitre
entier n'y suffirait pas.
A
la saison chaude toute le monde se déplace vers le
patio ou monte sur la terrasse ou sur les toits ( notamment
dans certains quartier de Moga prés de la mer qui
rappellent étrangement des bâtiments de la
région de Hadramaout au Yémen ), on allume
les 'faynuus' sorte
de lampe à mèche, on respire la douceur du
soir, et on prend le temps de vivre;
 
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Quelques
conseils en matière d'accueil (
suite)
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3)-
Pour tout le reste : mangez et comportez-vous comme vos
hôtes;
4)-Il arrive souvent que la nourriture
soit dans certains situations 'chaudes et très épicées'.
Dans la tradition du Corne de l'Afrique, offrir de la nourriture
épicée est une façon de prendre en
charge l'ensemble corps et esprit de l'invités ;puisque
les épices sont considérées bonnes
pour la santé physique: par contre offrir une nourriture
fade et sans épices c'est un manque de respect pour
le confort spirituel et corporel de ses convives. En un
mot donner de la nourriture relevée est une autre
façon d'aimer vous avoir comme hôte!
5.
Ordinairement les repas sont
pris en famille, tous ensemble ; cependant durant certains
cérémonies ou rituels, il arrive que les familles
soient séparées et que de ce fait hommes et
femmes se retrouvent à manger dans des pièces
séparées, cela ne gêne nullement les
deux parties : car chacun sait et en comprend les raisons,
cela peut même leur convenir, car ils peuvent de ce
fait discuter entre eux, conclure des accords ou parler
mariage ou régler des différends directement
avec la partie intéressée sans nullement être
gênée par le sexe opposé et sans auto-censure.
Dans la section du 'Faal ' de ce
site il est question de la cérémonie du 'Saar'
qui du début à la fin est gérée
par des femmes, et pour des femmes : les hommes n'y étant
que relativement tolérés.
Certains accords financiers, telle notamment celle de la
'tontine'' 'sholongo' se
passent exclusivement entre les femmes.
(la
suite bientôt)
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